{"id":13086,"date":"2012-07-03T13:36:51","date_gmt":"2012-07-03T11:36:51","guid":{"rendered":"http:\/\/vpmedias.fr\/?p=13086"},"modified":"2012-07-06T00:36:19","modified_gmt":"2012-07-05T22:36:19","slug":"elle-me-hante","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/vpmedias.fr\/?p=13086","title":{"rendered":"Elle me hante"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Ce soir, je ne dormirai pas. Tel est le cas depuis d\u00e9j\u00e0 des mois. Je fonds dans le tr\u00e9pas, je meurs dans le noir, sans croire au Mea Culpa. Me vient soudain le go\u00fbt amer d\u2019une larme vers\u00e9e, s\u00fbrement de travers ai-je d\u00fb l\u2019avaler. Riez, moqueurs, jugez ma ranc\u0153ur. Crachez sur ma douleur, bafouez mon honneur. Lutter\u00a0? Je ne suis plus d\u2019humeur \u2026 A pr\u00e9sent, c\u2019est le n\u00e9ant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout espoir perdu \u00e0 jamais. D\u00e8s lors qu\u2019elle m\u2019a regard\u00e9, je la croyais mienne, alors que j\u2019esp\u00e9rais qu\u2019elle m\u2019appartienne, elle s\u2019est envol\u00e9e telle une \u00e2me en peine. M\u00eame une pluie diluvienne ne pourrait balayer cette douleur, quoi qu\u2019il m\u2019advienne je ne trouverai la lueur.\u00a0Celle qui mettra terme \u00e0 ma monotonie, celle qui renferme toute utopie d\u2019un avenir inerme en ta compagnie. Tu me renies.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019encaisse les longues heures pass\u00e9es \u00e0 esp\u00e9rer que tu daignes m\u2019aimer, que tu rabaisses mon rejet de toute autre esp\u00e8ce conform\u00e9e \u00e0 te ressembler. Mon d\u00e9go\u00fbt envers une autre dame ne me laisse pas de marbre, mais jaloux au grand dam de ton futur \u00e9poux, je m\u2019assurerai un destin macabre. Plaisantin sera celui qui te volera \u00e0 moi, ton pr\u00e9tendant malsain qui osera \u00e9craser entre ses mains mon c\u0153ur d\u00e9j\u00e0 meurtri par tes erreurs infinies. Pourquoi ne pas me choisir\u00a0? Pourquoi dois-je te laisser partir ?\u00a0Dans les bras de celui-ci, tu sauras trouver ton bonheur, que je recherche depuis des nuits, aveugl\u00e9 par l\u2019horreur.\u00a0Celui-ci\u00a0? Ce ne sera pas moi. Je m\u2019ennuie de pleurer, rejeter tant d\u2019\u00e9moi. C\u2019est ici ou jamais que je supporterai cette id\u00e9e sans jamais m\u2019arr\u00eater. Te faire rire, te conqu\u00e9rir, voila ma destin\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il t\u2019arrive de temps en temps, de d\u00e9jouer mes illusions, lorsque l\u2019envie te prend, de t\u2019amuser de mes intentions, pour laisser l\u2019espoir r\u00e9gner en moi au plus profond. Je me morfonds.\u00a0Aimes-tu autant me voir souffrir\u00a0? Serait-il temps de t\u2019abstenir\u00a0? Trouves-tu satisfaction \u00e0 m\u2019affaiblir ?\u00a0Prends-tu consciences de mon impatience \u00e0 t\u2019oublier\u00a0\u00e0 jamais ? Tu es mon essence, qui g\u00e2che mes journ\u00e9es, mon effervescence, ma vie a d\u00e9vi\u00e9 de son sens. Tu le sais. Et tu t\u2019en d\u00e9lectes, tu es hy\u00e8ne, et moi insecte, loin d\u2019\u00eatre mienne, tu es abjecte. Et pourtant si parfaite, \u2026 je m\u2019ent\u00eate d\u2019id\u00e9es surfaites.\u00a0Je courrais, sans m\u2019arr\u00eater, j\u2019escaladerais, chaque sommet, je mourrais et tuerais, si je te savais, \u00e0 mes c\u00f4t\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je m\u2019imagine encore, ni force ni violence, ne pouvant \u00eatre plus fort, que mon adolescence, l\u2019infini d\u00e9sespoir rimant avec jouvence. \u00ab\u00a0Ce n\u2019est que passager\u00a0\u00bb, dois-je me dire pour me consoler, \u00ab\u00a0cela finira par passer\u00a0\u00bb, avouais-je avec sinc\u00e9rit\u00e9, mais le sentier est long, difficile \u00e0 traverser, sinueux et furibond, comme s\u2019il voulait m\u2019achever.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je m\u2019imagine toujours, son regard rempli d\u2019amour, un sourire en bravoure, d\u00e9jouant les mauvais tours. Assoupi dans ses bras, je me r\u00e9gale d\u00e9j\u00e0, de son parfum opportun qui m\u2019emm\u00e8ne au lointain\u2026 Ses cheveux en suis-je fou, tant son teint est si doux. Ses yeux ne me quittent pas,<strong> <\/strong>arrachent mon<strong> <\/strong>aura.\u00a0Avoueras-tu enfin que de moi tu as besoin\u00a0? Comprendras tu que le destin nous appartient\u00a0?\u00a0J\u2019ai trop peur de t\u2019aimer, de ne pas t\u2019oublier. Chaque heure pass\u00e9e \u00e0 tenter de te remplacer, ne fera qu\u2019amplifier, ma peine abandonn\u00e9e. La haine me reconna\u00eet, me g\u00eane et me d\u00e9plait, surviennent les mauvais traits, apparus sans patienter. Ils proviennent de nuit pass\u00e9es, \u00e0 tourner et noyer, mes pens\u00e9es\u00a0d\u00e9cha\u00een\u00e9es, accabl\u00e9es, et bless\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je m\u2019insurge et je purge, ce malheur qui demeure, \u00e0 jamais perp\u00e9tr\u00e9, dans mon \u00e2me, tel un bl\u00e2me.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019amour n\u2019est que hasard. Un mauvais lancer de d\u00e9s, le d\u00e9sespoir s\u2019invite, sans jamais crier gare. L\u2019envers du d\u00e9cor, n\u2019est autre que peine et morts, de mon sang, dans ma chair, je ressens le myst\u00e8re, non sans un coup de flair, s\u2019invite la mis\u00e8re. Me quittera t-elle\u00a0? Je l\u2019esp\u00e8re. Mais, la lumi\u00e8re ne saura gu\u00e8re atteindre ma tani\u00e8re. Mon Dieu qu\u2019elle est belle\u2026 Ciels et mers ne pourront te satisfaire. A quoi bon que je m\u2019indiff\u00e8re de tes charmes faits pour plaire, que j\u2019implore, que j\u2019esp\u00e8re, qu\u2019elle me sorte de cet enfer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qui serait assez d\u00e9rang\u00e9, pour oser se comparer, \u00e0 une telle beaut\u00e9\u00a0? Qui pourrait s\u2019estimer trop parfait pour envier rivaliser avec ma dulcin\u00e9e\u00a0? Chacun trouve chaussure \u00e0 son pied\u00a0? C\u2019est bien trop vite balanc\u00e9, pour s\u2019av\u00e9rer \u00eatre vrai. A quand pourrai-je l\u2019embrasser\u00a0? Jamais\u00a0? J\u2019en suis le premier attrist\u00e9. Et personne pour me consoler de cet amour vol\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Morose, je me perds dans ma prose. A quoi bon ressasser mes peines, mes id\u00e9es, qui freinent mes journ\u00e9es, atteignent mes pens\u00e9es\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mon c\u0153ur \u00e0 la d\u00e9rive, bien loin d\u2019atteindre une rive, mes pleurs qui me d\u00e9nigrent, mon chagrin te rend ivre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019amour, si rare et impr\u00e9visible, ne peut-\u00eatre que destructeur ou source de bonheur. Il d\u00e9sempare et rend nuisible, ou nous empare d\u2019un sentiment indescriptible. Jamais je n\u2019ai pu y go\u00fbter, sans qu\u2019un couteau aiguis\u00e9 ne vienne s\u2019empaler sur ma conscience d\u00e9j\u00e0 trop entam\u00e9e.\u00a0Saurai-je un jour changer d\u2019horizon,\u2026 Ne plus toujours tourner en rond\u2026 Dr\u00f4le de question.\u00a0Je suis seul, abandonn\u00e9, personne ne peut m\u2019accompagner, ni oser me consoler.\u00a0Mon ventre est douloureux d\u00e8s que je pense \u00e0 toi, mon c\u0153ur baigne dans l\u2019horreur quand je te sais loin de moi. Mon honneur n\u2019est plus, la douleur me tue.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tu es rubis, f\u00e8ve, diamant et r\u00eave, lubie. Tu es mon glaive. Pr\u00eate \u00e0 m\u2019estropier, me mutiler sans piti\u00e9, d\u2019un simple regard, \u00e0 tes pieds je pourrais te supplier de m\u2019aimer. De me consid\u00e9rer, tel que je me suis pr\u00e9sent\u00e9, peut-\u00eatre pas le plus \u00e0 vanter, mais un homme pr\u00eat \u00e0 te combler. Mes d\u00e9fauts, feront tes qualit\u00e9s. Tes maux se verront s\u2019envoler.\u00a0 Mes plaisirs \u00e0 jamais g\u00e2ch\u00e9s par cette id\u00e9e de lassitude, semblent s\u2019inscrire dans ma vie agit\u00e9e par cette rude platitude.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est la solitude qui r\u00e8gne en mes attitudes. Impossible de changer mon expression tant mes supplices sont omniscients. Voyou je suis, de ne penser qu\u2019\u00e0 elle, fou je fuis, devant son naturel. Elle noue la corde \u00e0 mon cou, sans scrupule ni amour. Je suis \u00e0 genou, sans d\u00e9tour, je me sens lourd. Lourd de ce poids qui me tourne autour, chaque jour, et me d\u00e9tourne de mes sentiments d\u2019amour.\u00a0Donne-moi la chance d\u2019\u00eatre heureux. Panse les n\u0153uds douloureux form\u00e9s au creux de mon esprit, sache le, tu es mon anesth\u00e9sie.\u00a0Lorsque je te vois, la douleur s\u2019envole, mon esprit prend feu, mon petit c\u0153ur s\u2019immole, plus que jamais soucieux, de ton allure qui me d\u00e9boussole. Une princesse. Sans cesse ma\u00eetresse de mes all\u00e9gresses, ta gentillesse m\u2019oppresse. Tu es D\u00e9esse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Donne-moi le plaisir d\u2019\u00eatre \u00e0 tes c\u00f4t\u00e9s, t\u2019\u00e9couter, te parler, accorde moi le d\u00e9sir de te caresser, t\u2019embrasser, t\u2019admirer, m\u2019enrichir de ta volupt\u00e9.\u00a0D\u2019une beaut\u00e9 in\u00e9galable, tu renais pour mieux me voir mourir, insurmontable tu apparais, non sans jamais te ha\u00efr, tu ne penses qu\u2019\u00e0 m\u2019\u00e9blouir. Ex\u00e9crable tant tu es belle, admirable, tu sembles merveille. Impossible de me d\u00e9faire de ta vervelle, tu me retiens prisonnier habituel, comme hirondelle je suis captif. Na\u00eff, je garde espoir croyant au miracle, pensif, broyant du noir, je te connais comme mon oracle, tout en restant plaintif.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je veux partager \u00e0 tes c\u00f4t\u00e9s nos souvenirs, nos pleurs et nos rires, nos peurs, qui sauraient me suffire. Ta douceur a pu me conqu\u00e9rir, ma ranc\u0153ur ne sera qu\u2019\u00e9lixir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Serait-il n\u00e9cessaire que je me coupe les veines\u00a0? En vaut-elle vraiment la peine\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ma\u00eetresse de mon c\u0153ur, tu en poss\u00e8de les clefs, celles qui par maladresse, se sont \u00e9gar\u00e9es. A pr\u00e9sent, nul espoir de les retrouver. Le n\u00e9ant s\u2019offre \u00e0 moi, telle une fatalit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle me plait. Inutile de le cacher, de m\u2019\u00e9carter de la v\u00e9rit\u00e9.\u00a0Elle m\u2019obs\u00e8de. Impossible d\u2019en faire abstraction, tellement tout s\u2019apparente \u00e0 elle. Je c\u00e8de.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle peuple mes r\u00eaves, hante mes nuits, est le fruit de mes insomnies.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il faut que je m\u2019\u00e9chappe, avant qu\u2019elle ne me rattrape.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En finir une bonne fois pour toute. En finir, pour toujours.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je t\u2019aime.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qui n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 amoureux ?<br \/>\nVoici un petit texte que je souhaitais partager sans pr\u00e9tention aucune. 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