Une Semaine VPMienne … #12

Lundi, je me dis qu’il va falloir à nouveau torcher une semaine VPMienne, de quelques boutades tout justes passables, aussi drôles qu’un Jean-Luc Reichman le midi sur TF1, ainsi que quelques critiques sur une blondasse mal lunée, aussi intéressante qu’un épisode des feux de l’amour lors d’un dimanche pluvieux. Et encore, l’épisode, lui, il n’est pas raciste.

Lundi, tout comme Mardi et même peut-être mercredi, j’ai envie d’en finir, avec cette image de chroniqueur macho, maso, qui n’est bon qu’à insulter ses esclaves sexuels et des personnalités politiques peu appréciées. J’ai envie de mettre terme à cette image de salaud, intéressé que par le sexe et les jeunes filles, ainsi que l’argent. (ce qui va de paire, ceci dit.)

Ce matin, la main droite sur une bible récemment piquée dans l’église la plus proche, je jure (pas trop fort tout de même, au risque que Dieu m’entende) que je ne m’abaisserais pas à ce genre de blagues dénigrantes pour les femmes.

C’est pourtant avec une énorme conviction que j’entame cette chronique (alors que j’ai déjà bouffé trois jours en une simple phrase, et bon Dieu j’adore ça), sûr de moi, confiant et résolu à redorer mon blason.

Cette semaine, une nouvelle fois, j’aurais à faire à un échec.

Admirez donc :

 

Jeudi, c’est spaghetti.

 

Vendredi, alors que je pensais me contenter d’un rime à peu près potable pour torcher la journée précédente, Dragalex me hurle dessus en me disant que d’une, c’est nul, et de deux, c’est du déjà fait.

Peu ravi par ce sermon, je retourne donc en arrière, je remonte d’une journée, de par le contrôle totale du temps que m’offre cette chronique si pittoresque.

 

Jeudi, donc, j’ai une impression de déjà vu.

« Innove, innove, innove ! » me crie dessus Dragalex. Y n’ovait qu’à pas me nommer journaliste, le bougre. Il est difficile de satisfaire tout le monde. C’est comme au lit …

Ben oui : Lorsque mon maigre salaire, que m’accorde si difficilement le chef, me permet de m’offrir plusieurs putains dans une chambre d’hôtel aux allures de cave parisiennes, je me débrouille comme je peux pour que chacune ait sa part du gâteau. Mais, lorsque l’on sait que mon surnom, c’est « El pistolero », on se doute bien que je ne pourrais tenir bien longtemps en compagnie de ces jeunes femmes basanées, et de leur MST qu’elles me collent dessus, tels des gosses en manque d’affection paternelle. « Papaaa, papaaaa », que je les entends, les salauds. Alors que ma capote n’a pas tenu le choc longtemps, qu’elle s’est faite la malle telle un Contador dopé jusqu’au dernier poil de couille sur le Mont Esqieu, j’ai encore une fois gâché le clou du spectacle. « Papaaa, papaaaa », continuent ces foutues bestioles. VOS GUEULES, bordel de cul, et retournez donc vivre au sein de ses créatures bestiales qui seraient près à se faire chevaucher par une poule si celle-ci pouvait pondre ne serait-ce que 4 centimes.

C’est donc en homme frustré, en homme blessé, en homme estropié, en homme MSTifié, que je quitte chaque fois la chambre d’hôtel, persuadé qu’un compagnon nommé Sida m’accompagnera chaque jour dans ma triste vie. Mais pour le moment, rien de tout cela.

Et je me suis d’ailleurs éloigné du sujet principal : L’innovation. Comme quoi, il est bien plus intéressant d’aborder le cas des putes, plutôt que celui de nouveautés inutiles qui n’auraient pour conséquence que d’attirer une poignée de lecteurs, trop abrutis pour lire plus de quelques lignes de cette chronique, et m’attribuer un 2/5 si fielleux qu’il ne m’effleurera même pas le téton gauche.

Innover, … innover … il en a de bonnes, lui ! Je m’appelle pas Valérie Damidot ! Alors, ok, je porte le même nom que son copain boulet qui ne fait de sa vie que maroufler des murs, et sourire connement devant une caméra, mais ça ne veut pas forcément dire que j’ai son « géni ». Non, je ne peux pas d’un claquement de doigts, transformer cet article délabré, tout droit sorti d’un Emmaüs de campagne, acheté au prix que l’on achèterait une pute Roumaine, en un article Dragalien, rempli d’humour qui plait à tout le monde, d’anecdotes culturelles bonnes à ressortir durant un diner en compagnie de nobles et bourgeois, et de paragraphes qui vous donne envie – en plus de vomir – de bruler tous vos Victor Hugo et autres Frédérique Beigbeder.

Du coup, Jeudi fut une journée longue. Trop longue. Et cafouilleuse. Comme le jeu de l’Equipe de France.

 

Vendredi, au réveil, je relis ce que j’ai écris la veille. Une remontée acide me vient soudainement, et je me surprends à plaindre les pauvres lecteurs qui lisent encore ce scandale scandaleux. La lecture aura même eu pour effet de réduire de moitié l’habituelle gaule matinale. Qu’est-ce qu’on riz gaule.

Bref, il faut que je me rattrape. Il faut que je fasse du concret. Du drôle. Du qu’on crée, et du troll.

Ca débute mal.

 

Samedi, alors que je travaille à jouer du violon avec les oreilles (ça peut être un très bon point, dans un Curriculum. Oui Monsieur.), ce qui rend à peu près aussi bien qu’un morceau de piano interprété par Jamel Debbouze, dit « l’estropié », ma femme me propose d’aller la culbuter un moment. J’espère que mes maîtresses ne m’en voudront pas de me partager un moment avec mon aimée. Une fois à poil, et c’est pas peu dire, cette cruche me regarde et me dit : « Mais bon dieu Krusty, on dirait une statue grecque ! ». Fier, flatté, ce n’est que quelques instants après que j’ai compris qu’elle ne faisait pas référence à mon corps musclé, bien proportionné, mais bel et bien à mon petit pénis.

Ni une ni deux, je lui envoie ma savate à la gueule, à la manière d’un courageux journaliste Irakien sur Goerge W. Bush. Sauf que d’après certaines sources, il aurait lui utilisé pour cela une babouche. (Bush, babouche … j’ai pas mieux.). Je lui refuse donc, et ce pour la première fois de ma vie, la partie de jambes en l’air prévue. Et ouais, j’ai refusé de coucher avec ma femme, alors que j’ai pour habitude de l’attacher pour l’obliger à copuler avec moi. La classe incarnée. Comme mon ongle.

Du coup, j’ai du aller me vider (l’esprit, hein. L’esprit.) chez les catins, toujours prêtes elles, et qui ne jugent pas mon corps pourtant pas si ingrat devant mon miroir poussiéreux.

 

Dimanche, des millions de français chialent devant leur poste de télé. Oui,la Rafle est diffusée, et c’est l’une des premières fois que ma mère pleure devant Gad Elmaleh. Peut-être est-ce son jeu d’acteur digne de celui de l’émission « Le jour où tout a basculé » qui fait ça ? (si vous ne connaissez pas, je vous conseille vivement de regarder ça. D’une part, vous pourrez vous fendre la poire devant des acteurs pitoyables, et d’autre part, vous pourrez comprendre ma boutade.)

Mais, ces millions de français, tout comme d’autres millions de téléspectateurs étrangers, ont pu également assister à l’exploit Autrichien. Le fameux Félix (Quelle idée que ce prénom …) qui s’est élancé d’une capsule volante à plus de 35 Km du sol. Fou ? Oui. Je pense que c’est la plus belle tentative de suicide que l’on pouvait trouver. Car il faut le dire, cet inconscient avait des chances de perdre connaissance durant son saut, s’il tournait trop vite sur lui-même et donc de s’écraser pitoyablement au sol telle une mouche sans ailes (ou un taureau sans ailes, mais c’est plus rare), sans avoir le temps d’ouvrir son parachute. Quand on sait que certains sautent de la Tour Effeil, ils peuvent aller se rhabiller !

Dimanche, c’est une journée folle en émotion, passée avachi sur mon canapé pourri. Je n’ai même pas abordé le cas de l’autre blondasse, qui, cette fois-ci, l’a échappé belle.

Il me semble qu’il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne semaine prochaine.

 

Ah, et …

 

Une semaine s’est écoulée, mais VPM reste encore …     

Auteur : Krustyfrancky

Amateur de frisbee, adepte du lancer de nains et réel fan de tondeuses à gazon, Krustyfrancky est un personnage comme tous les autres, appréciant contempler les jeunes filles dans la rue et caresser les murs de sa chambre. Le jour, marchand de crème solaire en Bretagne, la nuit, gogo danseur dans une maison de retraite à Brest, Krustyfrancky est totalement épanoui dans sa vie, même si le malheureux vit désespérément seul.

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10 commentaires

  1. A noter qu’une blague déjà utilisée dans le #1 a été faite, sans que je m’en rende compte. (L’ongle incarné, là.) Désolé :D

    Ah, et aussi :

    « Du coup, Jeudi fut une journée longue. Trop longue. Et cafouilleuse. Comme le jeu de l’Equipe de France. »

    Ca a été écris avant de voir le match hier soir. Car sinon, bon Dieu, je n’aurais osé dire ça :’)

  2. Peut etre serait il indiqué de débaptiser cette rubrique, en effet elle n’ a plus quasiment plus rien à voir avec le jeu .

     » Exercice de style » me semblerait plus judicieux et pourrait peut etre etre étendue à d’autres écrivains en herbe

  3. Ayant été absent ces dernières semaines, je n’ai pu m’inspirer de faits VPMiens. Voila pourquoi on trouve surtout de l’invention, ce qui d’ailleurs n’est pas exclu dans ce genre d’article.
    Les prochaines fois, j’essayerais de remettre des faits VPMiens, car du coup, je suis présent.

  4. Krusty reste… toujours aussi bon ! :D

    Putain de nondedieu ce que j’ai ri en lisant cet article :’)
    En effet y avait aucun rapport avec VPM, mais l’article n’en perd pas de son charme, au contraire !

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